Faits Intéressants

Les bienfaits de la musique sur le bébé dans le ventre de sa mère et après la naissance, les effets des berceuses, le conte comme outil sont des sujets qui touchent de près à la mission de Dodolapin.

Les berceuses et contes de Dodolapin sont un cadeau unique, original et personnalisé pour un enfant et ses parents.

  • Ils adoucissent l’heure du coucher et le sommeil de l’enfant. La musique entraîne l’enfant à rêver, la mélodie entre en harmonie avec l'imaginaire de l'enfant et l’apaise.
  • Ils contribuent à créer un fort sentiment d’identité. Lorsqu’il entend son prénom, l’enfant se sent chez lui, en sécurité et aimé.
  • Ils facilitent la transition pour les grands frères ou grandes sœurs qui sont parfois réticents à l’idée d’un nouveau venu. La chanson « Mon p’tit frère ou ma p’tite sœur » exprime et raconte cette réalité à travers leurs yeux, avec leur prénom. Ce sont eux qui chantent la bienvenue au bébé, de façon à ce qu’ils se sentent impliqués et importants.
  • Ils stimulent la croissance du bébé dans le ventre de sa mère. Cela permet aux parents par la musique de communiquer avec l’enfant avant sa naissance, de simuler la croissance de son cerveau, d’influencer positivement sur ses perceptions affectives, de diminuer son degré de stress et d’améliorer son développement moteur et linguistique. L’oreille est le premier organe sensoriel à se développer dans l’utérus.
  • Ils donnent au bébé un repère sonore familier dès son arrivée. En plus d’être apaisé par cette musique qu’il connaît, cela l’aidera dans sa transition de l’état fœtal à celui de nourrisson.

Articles

La berceuse, ce «doudou sonore »

La docteure Karine Leydier, psychiatre, vient de soutenir la première thèse consacrée à la berceuse (1), cette «pra­tique intemporelle et ­universelle».

Pourquoi une ­­thèse sur la­ berceu­­s­e? C’était personnel. J’ai une maman qui m’a toujours chanté des berceuses et j’ai toujours eu en tête une chanson douce d’Henri Salvador. Je me suis demandé pourquoi, à mon âge, elle me revenait toujours. Je me suis dit que la berceuse devait avoir un rôle dans notre développement psychique. En discutant avec des amies, j’ai compris que la berceuse était un moment important de la relation parent-bébé. À quoi sert la berceuse?  Il y a trois aspects importants : du côté des parents, elle peut les rassurer, car le rythme et la structure musicale propres à la berceuse déclenchent un effet physiologique apaisant. La berceuse sert de communication précoce entre parents et enfants. Du côté du lien, la berceuse favorise l’attachement entre parents et enfants, la construction d’une histoire commune. Et enfin, du côté du bébé, elle instaure la stabilité quand elle est répétée dans le temps, chaque soir. La berceuse a un effet de sécurité à long terme qui aide à la structuration de la personnalité, ­elle alimente la mémoire précoce. Cette mémoire est très sensorielle (odeurs, regards, chaleur…). Ce sont des moments très particuliers qui permettent de créer des enveloppes psychiques, partie intégrante du moi. C’est comme une peau sonore qui fait li­mite entre le soi et le non-soi. Bercer veut dire aussi « tromper », est-ce une illusion?  Il y a un côté illusion dans le sens où c’est un temps transitoire : la berceuse au coucher est un moment de sécurité qui, paradoxalement, prépare à la séparation du sommeil. C’est aussi un moment de réalité qui active l’imagination. Y a-t-il des chansons plus appropriées que d’autres pour la berceuse?  En général, ce sont des chansons avec lesquelles les parents ont un rapport particulier. J’ai aussi des amis qui ont inventé une chanson à leurs petits. Mais la berceuse peut également être simplement composée de sons associés au geste. Bercer est une pratique intemporelle, universelle avec son rythme lent et ses contours descendants (de l’aigu au grave, comme si on allait sombrer dans le sommeil).     C’est pour ça qu’on est capable d’identifier une berceuse dans une langue qu’on ignore. Y a-t-il un âge pour ­­­la berceuse ?  Elle est particulièrement utilisée dans la première année de bébé, quand s’établissent la communication et l’attachement avec les parents. Après, la berceuse devient un partage et elle apporte la protection. Vous affirmez que la berceuse permet d’accumuler des souvenirs qui nous soutiendront toute notre vie.  La berceuse fait partie de la mémoire sensorielle qui nous protège. Dans les moments où l’on n’est pas bien, on peut s’en souvenir. Quand on traverse une période difficile, on peut avoir besoin de se protéger en se souvenant. C’est humain de vivre de tels moments régressifs. Bercer peut-il soigner?  C’est une action qui a des aspects anxiolytiques et apaisants. La berceuse aide à déminer l’état de stress. C’est très important chez les prématurés (lire ci-dessous), la berceuse peut aider à la nutrition, à la respiration et instaurer un climat sécure avec les parents. L’écoute de la musique permet l’augmentation de la succion, de l’alimentation et de la prise de poids. Quand un enfant arrive dans une famille, la berceuse est un mode de communication qui permet d’établir une histoire commune. Un enfant qui n’a pas d’attachement va présenter des troubles du développement. Au Canada, il y a des expériences qui sont ­menées, où la berceuse peut être utilisée pour créer une ambiance sécurisante quand l’enfant présente des troubles de l’attachement. Bercer permet-il aussi de lutter contre son propre déracinement?  Oui. Même si la berceuse n’est qu’une musique, elle véhicule toute l’histoire des gens, leur culture. Bercer permet de retrouver ses propres repères, de faire du lien avec sa propre ­culture, les générations précédentes, de réactiver la représentation de sa propre enfance pour faire de même avec ses enfants.

La berceuse, ce «doudou sonore » Enfance. La psychiatre Karine Leydier a consacré sa thèse à cette «pratique intemporelle». Par JACKY DURAND - http://www.liberation.fr/
Publié le 13 octobre 2007 par Willy  http://www.paperblog.fr
(1) Le Rôle des berceuses dans le développement psychique du nourrisson, juin 2007, université de Franche-Comté.


Articles

Quand la musique adoucit la douleur des enfants hospitalisés

Par Nadine Kabwe , pédiatre, Sherbrooke, Canada , Le Monde est ailleurs

La musique a des effets thérapeutiques auprès des enfants hospitalisés.

Les musiques classiques ou modernes, fredonnées ou chuchotées, douces ou entraînantes, envahissent les hôpitaux. Petit enfant n'a plu peur, bobo va partir!

Plusieurs études ont été menées sur les bienfaits de la musique comme thérapie clinique. L'une d'elles, publiée dans le revue scientifique Pediatrics and Child Health de mai-juin 2007, est une méta-analyse de l'effet de la musicothérapie sur la douleur et l'anxiété lors de procédures médicales chez l'enfant.
Dix-neuf études hasardisées contrôlées, en double aveugle ont été sélectionnées. Neuf études montraient une réduction significative de l'anxiété et de la douleur lors des procédures médicales. Les effets étaient encore plus marqués lorsque la musicothérapie était combinée à d'autres modalités thérapeutiques. Pensons aux berceuses. Ces musiques de l'enfance ne produisent-elles pas les mêmes effets?

Les berceuses: musiques universelles

Les berceuses sont des musiques universelles que chacun d'entre nous garde, ou aurait aimées garder, comme souvenir d'enfance. Partout dans le monde, le nourrisson et le petit enfant aiment s'endormir au rythme d'une berceuse. Chanter «Fais dodo» chaque soir à l'enfant le prépare à la séparation engendrée par le sommeil... Un «Au revoir, à demain matin!». La berceuse sert de communication, favorise l'attachement entre parents et enfants et procure un effet de sécurité au bébé. Elle a également un effet à long terme : elle cristallise les moments agréables de l'enfance.

Les berceuses: musiques culturelles

Partout dans le monde, les berceuses résistent au temps et constituent le symbole d'un héritage générationnel. L'enfant africain s'endort sur le dos de sa mère qui bouge son corps et fredonne au rythme des battements de mains. L'enfant occidental s'endort dans les balancements des bras de sa mère au son d'une douce mélodie. Et lorsqu'il souffre, l'enfant recherche la musique réconfortante qui va l'apaiser
Sources
KLASSEN, J. A. Music therapy for pain and anxiety among children and youth undergoing medical procedures: a systematic review and meta-analysis, Pediatrics and Chield Health, supplement SA, vol. 12, May-June 2007.

VAILLANCOURT, G. Musique, musicothérapie et développement de l'enfant. Montréal: Les Éditions Sainte-Justine, 2005.

Association canadienne de musicothérapie

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